COMMUNIQUÉ DE PRESSE / ARTICLE DE PRESSE

Chantal Marie Shabani, défenseure des droits humains (DDH).

RDC : Alerte sur les violences sexuelles planifiées contre six jeunes filles par des éléments Wazalendo dans le territoire de Masisi.

Photo prise par Kelvin 2026

Goma, Nord-Kivu — En tant que défenseure des droits humains (DDH), Chantal Marie Shabani lance un cri d’alarme face à la résurgence des violences basées sur le genre et des crimes de guerre commis à l’encontre des populations civiles vulnérables dans la province du Nord-Kivu.

Selon plusieurs témoignages concordants et recoupements de terrain, six jeunes filles âgées de 16 à 20 ans ont été victimes de viols collectifs et planifiés. Ces actes odieux ont été commis par des éléments identifiés comme appartenant aux groupes armés affiliés aux Wazalendo.

Localisation des faits

Les exactions se sont déroulées dans trois localités clés du territoire de Masisi, situées le long ou à proximité de l’axe stratégique reliant Goma à Sake :

  1. Mubambiro : Situé à l’entrée de la cité de Sake (territoire de Masisi), ce village héberge d’importants déplacements de populations et des positions militaires. C’est dans cette zone de forte promiscuité et de vulnérabilité que des jeunes filles ont été ciblées.
  2. Nzulo : Localité située sur les rives du lac Kivu, à la frontière entre le territoire de Masisi et la ville de Goma. Ce secteur, fréquemment emprunté par les civils cherchant refuge ou acheminant des vivres, est devenu le théâtre d’interceptations violentes.
  3. Kimoka : Village voisin de Sake, également situé dans le territoire de Masisi, où la présence de combattants armés fait peser une menace permanente sur la sécurité des femmes et des jeunes filles se déplaçant pour leurs activités quotidiennes ou champêtres.

Un mode opératoire ciblé et précoce

D’après les éléments recueillis par les équipes de protection, ces actes ne relèvent pas de simples bavures isolées, mais traduisent une méthodologie planifiée : traque des victimes lors de leurs déplacements, isolement sous la menace d’armes à feu, puis agressions répétées.

Ces violences physiques et psychologiques dévastatrices laissent les six survécues dans un état de détresse médicale et traumatologique grave, nécessitant une prise en charge holistique immédiate (médicale, psychologique, juridique et socio-économique).

Appels et Recommandations de Chantal Marie Shabani

Face à ces violations graves des droits humains et du droit international humanitaire, Chantal Marie Shabani formule les demandes suivantes :

  • Aux autorités militaires et judiciaires de la RDC : Dilenter sans délai une enquête indépendante et rigoureuse afin d’identifier, d’arrêter et de traduire en justice les auteurs de ces viols, quel que soit leur rang ou leur affiliation au sein des groupes Wazalendo.
  • Aux commandants des forces locales et partenaires : Instaurer un contrôle strict et effectif sur les éléments armés opérant dans les zones de Mubambiro, Nzulo et Kimoka, et appliquer une politique de zéro tolérance face aux violences sexuelles.
  • Aux organisations humanitaires et de santé : Renforcer d’urgence l’assistance médicale et psychosociale en faveur des six jeunes filles et sécuriser des axes de prise en charge rapide pour les victimes de violences sexuelles dans le territoire de Masisi.

« La protection des femmes et des filles ne peut être sacrifiée sur l’autel des conflits armés. Justice et réparation doivent être rendues aux victimes de Mubambiro, Nzulo et Kimoka. » — Chantal Marie Shabani, DDH.

Goma, Nord-Kivu — En tant que défenseure des droits humains (DDH), Chantal Marie Shabani lance un cri d’alarme face à la résurgence des violences basées sur le genre et des crimes de guerre commis à l’encontre des populations civiles vulnérables dans la province du Nord-Kivu.

Selon plusieurs témoignages concordants et recoupements de terrain, six jeunes filles âgées de 16 à 20 ans ont été victimes de viols collectifs et planifiés. Ces actes odieux ont été commis par des éléments identifiés comme appartenant aux groupes armés affiliés aux Wazalendo.

Localisation des faits

Les exactions se sont déroulées dans trois localités clés du territoire de Masisi, situées le long ou à proximité de l’axe stratégique reliant Goma à Sake :

  1. Mubambiro : Situé à l’entrée de la cité de Sake (territoire de Masisi), ce village héberge d’importants déplacements de populations et des positions militaires. C’est dans cette zone de forte promiscuité et de vulnérabilité que des jeunes filles ont été ciblées.
  2. Nzulo : Localité située sur les rives du lac Kivu, à la frontière entre le territoire de Masisi et la ville de Goma. Ce secteur, fréquemment emprunté par les civils cherchant refuge ou acheminant des vivres, est devenu le théâtre d’interceptations violentes.
  3. Kimoka : Village voisin de Sake, également situé dans le territoire de Masisi, où la présence de combattants armés fait peser une menace permanente sur la sécurité des femmes et des jeunes filles se déplaçant pour leurs activités quotidiennes ou champêtres.

Un mode opératoire ciblé et précoce

D’après les éléments recueillis par les équipes de protection, ces actes ne relèvent pas de simples bavures isolées, mais traduisent une méthodologie planifiée : traque des victimes lors de leurs déplacements, isolement sous la menace d’armes à feu, puis agressions répétées.

Ces violences physiques et psychologiques dévastatrices laissent les six survécues dans un état de détresse médicale et traumatologique grave, nécessitant une prise en charge holistique immédiate (médicale, psychologique, juridique et socio-économique).

Appels et Recommandations de Chantal Marie Shabani

Face à ces violations graves des droits humains et du droit international humanitaire, Chantal Marie Shabani formule les demandes suivantes :

  • Aux autorités militaires et judiciaires de la RDC : Dilenter sans délai une enquête indépendante et rigoureuse afin d’identifier, d’arrêter et de traduire en justice les auteurs de ces viols, quel que soit leur rang ou leur affiliation au sein des groupes Wazalendo.
  • Aux commandants des forces locales et partenaires : Instaurer un contrôle strict et effectif sur les éléments armés opérant dans les zones de Mubambiro, Nzulo et Kimoka, et appliquer une politique de zéro tolérance face aux violences sexuelles.
  • Aux organisations humanitaires et de santé : Renforcer d’urgence l’assistance médicale et psychosociale en faveur des six jeunes filles et sécuriser des axes de prise en charge rapide pour les victimes de violences sexuelles dans le territoire de Masisi.

« La protection des femmes et des filles ne peut être sacrifiée sur l’autel des conflits armés. Justice et réparation doivent être rendues aux victimes de Mubambiro, Nzulo et Kimoka. » — Chantal Marie Shabani, DDH.

Swahili suit

TAARIFA KWA VYOMBO VYA HABARI / MAKALA

DRC: Tahadhari kuhusu ukatili wa kijinsia uliopangwa dhidi ya wasichana sita wadogo na wapiganaji wa Wazalendo katika eneo la Masisi

Goma, Kivu Kaskazini — Kama mtetezi wa haki za binadamu (DDH), Chantal Marie Shabani anatoa wito wa dharura kufuatia kuongezeka kwa ukatili wa kijinsia na uhalifu wa kivita dhidi ya raia wanaoishi katika mazingira magumu katika mkoa wa Kivu Kaskazini.

Kulingana na ushuhuda kadhaa unaolingana na uchunguzi wa nyanjani, wasichana sita wenye umri kati ya miaka 16 na 20 wamekuwa waathirika wa ubakaji wa kundi uliopangwa. Kitendo hiki cha kinyama kilitekelezwa na watu waliotambulika kuwa wanachama wa makundi ya silaha yanayohusishwa na Wazalendo.

Eneo la matukio

Ukatili huo ulitokea katika vijiji vitatu muhimu vya eneo la Masisi, vilivyopo kando au karibu na barabara kuu inayounganisha Goma na Sake:

  1. Mubambiro: Kijiji hiki kilichopo kwenye mlango wa kuingilia mji wa Sake (eneo la Masisi), kinahifadhi idadi kubwa ya wakimbizi wa ndani na vituo vya kijeshi. Ni katika eneo hili lenye msongamano mkubwa na hatari ambapo wasichana hawa walilengwa.
  2. Nzulo: Eneo lililopo kando ya Ziwa Kivu, kwenye mpaka kati ya eneo la Masisi na mji wa Goma. Eneo hili, linalotumiwa mara kwa mara na raia wanaotafuta hifadhi au kusafirisha chakula, limekuwa mahali pa utekaji wa kimabavu.
  3. Kimoka: Kijiji jirani na Sake, pia kilichopo katika eneo la Masisi, ambapo uwepo wa wapiganaji wenye silaha unaleta tishio la kudumu kwa usalama wa wanawake na wasichana wanapofanya shughuli zao za kila siku au kwenda mashambani.

Mbinu iliyopangwa na iliyokusudiwa

Kulingana na taarifa zilizokusanywa na timu za ulinzi, vitendo hivi si makosa ya bahati mbaya tu, bali vinaonyesha mbinu iliyopangwa: kuwavizia waathirika wanapokuwa safarini, kuwatenga chini ya tishio la silaha, na kisha kuwabaka kwa kurudia.

Ukatili huu wa kimwili na kisaikolojia ume waacha waathirika hao sita katika hali mbaya ya kiafya na kiwewe kikubwa, inayohitaji msaada wa haraka na wa kina (wa kiafya, kisaikolojia, kisheria na kijamii).

Wito na Mapendekezo ya Chantal Marie Shabani

Kutokana na ukiukaji huu mkubwa wa haki za binadamu na sheria za kimataifa za kiutu, Chantal Marie Shabani anatoa wito ufuatao:

  • Kwa mamlaka za kijeshi na za kisheria za RDC: Kuanzisha bila kukawia uchunguzi huru na wa kina ili kuwatambua, kuwakamata na kuwafikisha mahakamani thủfupi wa vitendo hivi, bila kujali vyeo vyao au uhusiano lao ndani ya makundi ya Wazalendo.
  • Kwa makamanda wa majeshi ya eneo hilo na washirika: Kuweka udhibiti mkali na wa dhati juu ya wapiganaji wanaohudumu katika maeneo ya Mubambiro, Nzulo na Kimoka, na kutumia sera ya kutovumilia kabisa ukatili wa kijinsia.
  • Kwa mashirika ya kiutu na ya afya: Kuongeza kwa dharura msaada wa matibabu na kisaikolojia kwa wasichana hao sita na kuweka taratibu za haraka za kuwahudumia waathirika wa ukatili wa kijinsia katika eneo la Masisi.

«Ulinzi wa wanawake na wasichana hauwezi kuachwa nyuma kwa sababu ya migogoro ya silaha. Haki na fidia lazima zitolewe kwa waathirika wa Mubambiro, Nzulo na Kimoka.» — Chantal Marie Shabani, DDH.

Marie Chantal Machozi Shabani

Machozi Shabani Marie Chantal est une défenseure des droits humains originaire du Nord-Kivu en RDC. Active depuis 1998, elle est la fondatrice de l’organisation EDF-Kivu, engagée dans la protection des droits des femmes et des personnes vulnérables. Son action se concentre sur la lutte contre les violences basées sur le genre, le plaidoyer pour les droits humains et le soutien aux femmes touchées par les conflits dans la région des Grands Lacs.

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